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Les quatre principales causes de la Première Guerre mondiale sont le militarisme, les systèmes d'alliance, l'impérialisme et le nationalisme (MAIN). Le militarisme, les systèmes d'alliance, l'impérialisme et le nationalisme ont accru les tensions entre les puissances européennes.
En France, et donc dans les Landes, le tocsin des églises sonne le premier août 1914, c'est la mobilisation générale. Quatre jours plus tard les premiers Landais, des gamins de 20 ans, gagnent les casernes de Mont-de-Marsan et de Bayonne. Ils prennent ensuite le train pour l'Est. Contrairement à l'image du soldat qui part la fleur au fusil, ce qui est plutôt de la propagande de l'époque, les Landais partent, bien sûr, avec la peur au ventre, avec la tristesse de la séparation avec leur famille mais aussi avec en tête qu'ils partent alors que la moisson n'a pas encore commencé. Plus de 60% des Landais qui partiront au front sont issus du monde agricole.
La première bataille pour les Landais, avec les Basque et les Béarnais dans le 18e Corps d'Armées, ce sera la bataille des frontières, à Charleroi, en Belgique. Le 22 août, lors de cette bataille, plus de 20 000 hommes vont périr en une journée.
Durant tout le conflit, 78 000 Landais vont être mobilisés. Il faut rapporter ce chiffre à la population du département à l'époque. Selon les archives de la Préfecture, la population des Landes, au 20 juin 1914, est de 288 902 habitants. C'est donc un Landais sur 4 qui est envoyé au front. Et plus de 12 000 d'entre eux ne reviendront jamais de la guerre. Un chiffre qui ne prend pas en compte les disparus. 8% des hommes du département sont mort durant le conflit. Le département des Landes est l'un des dix départements français qui a eu le plus de mort au front. Une des explication serait que le département est très rurale, que plus de 60% des Landais envoyés au front sont des agriculteurs. Or les urbains, plus éduqués, étaient moins en première ligne que les agriculteurs qui formaient le plus souvent l'infanterie.
Les plus connus, ce sont les aviateurs. Les as. Maurice Boyau dont le stade de rugby de Dax porte le nom. Les frères Navarre de Tartas qui seront honorés ce vendredi. Mais on peut aussi citer l’aumônier Joseph Bordes, qui était au plus près du front. Plusieurs fois blessé, les livres disent qu'il retournait au feu à chaque fois pour être auprès des hommes à qui il apportait courage et réconfort. C'est d'ailleurs Joseph Bordes qui a, par exemple, relevé un autre héros landais bien connu, blessé sur un champ de bataille. Pierre Louis Marcel Canguilhem, plus connu sous le nom de Cel le Gaucher. Ce dessinateur montois qui a perdu le bras droit dans les combats et qui a réappris à dessiner avec le bras gauche. D'où le surnom.
Les anonymes ont eux aussi laissé des traces, des anecdotes, qui a travers les courriers des poilus ou leurs objet, permette de mettre un peu d'humanité dans cette horreur. Comme ce landais qui, dans les ruines de Reims bombardées, va trouver une paire de petite chaussure bleue. Les mêmes que celles qu'il avait achetées à sa filles de deux ans au marché de Peyrehorade. Il va pleurer chaque soir devant ces chaussures. Il y a également cet autre Landais qui lui, dans le train qui l’emmène au front, va s’apercevoir qu'il a gardé le hochet de sa fille dans sa poche. Il a oublié de lui rendre avant de partir. Il le gardera toute la guerre comme un porte bonheur.
Janvier 2025
Extrait reportage France Bleue Gascogne