page en construction

Rencontre avec la famille de Jean Pierre Dalbos

Jean Pierre Dalbos est issu d'une famille pratiquant une double activité liée à la coiffure et augemmage. Jean-Pierre a donc participé très tôt à ces deux activités aux côtés de son père.

 

Il a effectué sa scolarité à l'école de Sanguinet jusqu'à 14 ans. Mais dès cette période, il  balayait le salon de coiffure et savonnait les clients, car l'activité la plus importante du salon était le rasage des hommes, en particulier le dimanche matin. Les rasoirs

personnels étaient en effet rares à cette époque et les hommes se rendaient ainsi le dimanche chez le coiffeur-barbier.

 

Jusqu'en 1959, la famille a possédé 3 vaches et un cheval.

 

Le jeudi, journée de repos scolaire, Jean-Pierre partait résiner avec son père. Mais suivant la localisation des pins, et le travail à effectuer, une seule journée sur place s'avérait insuffisante. Il était alors nécessaire de partir plusieurs jours. Dans ce cas, Jean-

Pierre et son père partaient le dimanche après-midi. Ils logeaient dans une cabane au coeur de la forêt, le temps nécessaire aux travaux. Il leur fallait donc prévoir leur ravitaillement, où la soupe figurait en bonne place. Jean-Pierre et son père gemmaient les pins pour des propriétaires privés. Ils ne recevaient pas de salaire fixe mais percevaient 70% des revenus de la récolte de résine, les 30% restants revenant au propriétaire. Pour la mise en oeuvre du gemmage, ce dernier fournissait le matériel, mais les gemmeurs ne percevaient rien, il fallait attendre la récolte de résine.

 

En 1958, père et fils ont gemmé des pins situés sur une « brûle » de 1918. Cette zone avait été incendiée par un enfant à qui on avait raconté que seuls les Noirs pouvaient éteindre un incendie. Il a donc voulu savoir si ce fait était réel et a ainsi mis le feu à ces pins.

 

A cette époque, après un incendie, on laissait les pins repousser naturellement. Les mois de janvier et février étaient consacrés à la préparation des pins : cramponner (placer les zincs) et peler, écorcer en vue de la care.

 

Au mois de mars, commençaient les tailles, 4 fois dans le mois et la récolte de la résine au fur et à mesure. Ceci se prolongeait jusqu'à mi-octobre environ.

Jean-Pierre et son père pouvaient réaliser 4000 cares dans une journée. Un pin pouvait être résiné à partir de 90 cm de circonférence et recevait 2 cares simultanément. Chaque care était exploitée pendant 4 ans.

 

Mrs Dalbos effectuaient également le « barrescage », opération consistant à prélever la résine qui a séché sur la care. Cette résine était ensuite placée dans une futaille (fabriquée par M. Loubiou) et compressée. Les jeunes pins issus des éclaircissages (réalisés manuellement) étaient utilisés comme pieux dans les parcs à huîtres. Certains étaient taillés en pointe, les « pintchucs », et placés dans les parcs pour empêcher les raies de manger les huîtres.

 

A l'issue de sa scolarité primaire à 14 ans, M. Dalbos a suivi des cours post-scolaires agricoles à Biscarrosse ainsi que des cours de coiffure à Parentis, alors qu'il était davantage attiré par la boucherie ou la cuisine.

 

Il effectuait les différents déplacements liés à ces études à bicyclette.  Il a ensuite passé divers diplômes de coiffure, interrompus par son service militaire : certificat de coiffure homme en 1957, certificat de coiffure dames en 1958, brevet ho mmesen 1959.

 

Entre temps, il a quitté Sanguinet pour effectuer son service militaire. Il est parti faire ses classes en 1959 à Rambouillet puis a gagné l'Algérie en 1960 jusqu'en 1962. Mais ce fut l'occasion pour lui de continuer à exercer sa profession de coiffeur et d'en faire bénéficier compagnons et gradés. Il disposait en Algérie de tout le matériel nécessaire à cette activité.

 

A son retour du service militaire il a complété sa panoplie de diplômes de coiffure : brevet dames et brevet de maîtrise tous les deux obtenus en 1962.

 

M; Dalbos a été ensuite très impliqué dans la formation des futurs professionnels. Tout en exerçant son activité dans le salon familial à Sanguinet, il a participé pendant 25 années à des jurys d'examens.

 

Il a pris sa retraite en 2004 mais n'a cessé son activité qu'en 2007